Notre programmation

 En 1966, des comédiens jouent pour la première fois une pièce qui retrace la vie de leur ancien pasteur. Celle-ci ayant laissé le public sans réaction, la troupe s’interroge sur l’attitude énigmatique de l’auditoire. L’échec de la pièce va faire resurgir une histoire personnelle incrustée dans les pages sombres du 20e siècle. Dans le climat de tension qui caractérise la montée vers la guerre, les sentiments d’humanité généreront une prise de conscience qui ira jusqu’à son expression ultime.

Texte et mise-en-scène de Jean-Yves Bassole

« Que dans les siècles à venir

surgisse sur son cheval blanc le héros

qui chantera la désolation de nos immenses plaines. »

Yi Yuksa, Immenses plaines.

L’histoire commence dans une petite gare où les personnages attendent, mais aucun train ne s’arrête. Ils sont peut-être oubliés, voire exclus par tous ceux qui s’agitent autour d’eux, là où le temps semble s’être arrêté. Métaphores des mouvements sociaux ayant traversé la Corée depuis le XXe siècle, les trains de cette pièce font écho à d’autres révoltes partout dans le monde, dont certaines perdurent encore aujourd’hui.

texte Roh Kyeongshik et mise en scène Soojin Park

Revenu de la Grande Guerre, le jeune Kragler retrouve Anna, son premier amour, fiancée à un autre. Désespéré par cette injustice, il s’exile dans la rue où gronde la révolte spartakiste et découvre un monde vrombissant, rythmé par le pas des insurgés. Que choisir entre la lutte sociale et une vie en marge de l’insurrection ? Cette nuit-là, une lune rouge viendra teinter les rues de la ville. La couleur de l’amour ou celle du sang de l’insurrection?

Texte de Bertolt Brecht, mise-en-scène de Lucas Hunsinger

Médée est l’une des figures les plus marquantes de la tradition théâtrale grecque. Chacune des œuvres où elle apparaît peut nous sembler en contradiction avec la précédente. Alors que nous ne pouvons en tirer une unité de pensée, sa force provient de cette pluralité des possibles. Cette création se base principalement sur le texte Médée Kali de Laurent Gaudé, le visage multiple de la divinité indienne Kali se retrouvant sous les traits de Médée. Soit ne pas se souvenir d’une médée, mais retenir Médée.

assemblage de textes, mise-en-scène de Romane Grégoire, Riadjy Bhiki, Fahd Alj

Peuple bien aimé du Jardin, réjouissez-vous ! Le grand concours d’entrée à la Jardinerie va enfin avoir lieu. Jade une jeune fleuriste est bien décidée à le remporter et ainsi donner son nom à une rose. Adonis, un jeune bûcheron, souhaite lui aussi décrocher la victoire.
Frais, original et bourré d’humour, ce spectacle tout public nous immerge dans une société utopique où chacun et chacune occupe une place précise. Que se passe-t-il lorsqu’un simple bûcheron remet en cause sa place au sein de la société et désire lui aussi accéder aux privilèges des fleuristes ?

Texte de Constance de Saint Rémy et mise en scène Léa Wilhelm et Valentin Hautcoeur